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Bienvenue sur un livre d’images
 
nnnnn
 
Je vous souhaite la bienvenue dans ma modeste demeure,
Celle de mes rêves, de mes souffrances, de mes instants
D’éternité.
 
Ici, les images se dessinent aussi bien  avec des mots qu’avec des photos ou des dessins...
 
Vous découvrirez parfois des rêves ou des cauchemars, mais j’espère surtout de tranquilles ballades au grès de mon
Ame.
 
nnnnn
Mercredi 1 mars 2006
UUUUUUUU
Voilà tant de temps que je les entends,
Que j'ai appris à leur donner un sens,
On me les a donnés, criés, me les murmurant,
Mais leurs couleurs ont disparu au fil du temps.
UUUUUUUU
J'y ais pourtant cru et même adoré,
Mais leur sens en a été complètement dénaturé,
Car après venait alors la colère, douleur et férocité,
Et leurs couleurs se sont peu à peu délavées.
UUUUUUUU
Aujourd'hui plus de faux semblants,
Je ne crois plus dans les beaux sentiments,
Mon coeur est devenu bien plus dur qu'avant,
Car les couleurs de ses mots ne sont plus de ce temps.
UUUUUUUU
A trop les répéter, à trop les donner,
Leur joli sens en est complètement dénaturé
Car comment savoir où est la sincérité,
Lorsque les couleurs de ses tendres mots ce sont effacées.
UUUUUUUU
Rendez moi la couleur des mots "je t'aime"
Par pitié.
 
©Alvyane
Par Alvyane - Publié dans : Ma souffrance
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Mercredi 1 mars 2006

Ici vous écouterez l'oeuvre "va et vient" d'un compositeur nommer Damien Geiger. J'ai écrit mon texte en écoutant cette chanson, et contacté Damien pour lui envoyer le texte et lui demander s'il me permettait de mettre le lien de cette musique sur livre d'images pour accompagner mes mots.

Il est trés sympatique, je ne le connais pas et il m'a reçue avec gentillesse... comme quoi il suffit de demander simplement aux compositeurs l'autorisation sans avoir  à les dépouiller de leurs oeuvres. En général, l'accueil est agréable. Il semblerai que l'image qu'il avait de sa musique se rapprochait de ce que j'ai moi même écrit et que cette oeuvre inachevée par ses propres dires, laisse l'action de mon héros tout aussi... inachevée... mais il y a toujours des suites...n'est ce pas ???

¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
Le soleil offre les rouges du sang versé sur la plaine, l’enveloppant d’un écrin de satin orangé. Alféor la fixe de son regard de glace. Le vent souffle annonçant l’affrontement suprême alors que la guerrière lycanthrope, plonge l’émeraude de ses yeux dans les siens. Un étrange sourire, sensuel et ironique étire ses lèvres corail.
 
Ils sont seuls dans un duel d’honneur, aucun des deux ne souhaitant voir l’autre prendre le dessus. La chevelure de la sorcière lycanthrope s’élève au moindre de ses mouvements, au moindre souffle… Sa dague à la main, elle se tient fière devant celui qu’elle … désire… affronter dans cet étrange corps à corps.
 
Ils s’approchent l’un de l’autre, elle, souple et féline, lui, fort et puissant. Leurs regards sont remplis de défis et de hargne. Leurs mains attrapent alors le poignet de l’autre et commencent leur danse. Chaque coup porté marque la victoire, filet de sang qui s’écoule, émeraude qui s’illumine, glace qui se fortifie. Alféor, Loup d’Arémion, ne se laissera pas dominer, Alvyane Kermoal ne se laissera pas dompter. Toute attaque est rendue avec le même feu, la même hardiesse.
 
Les peaux luisent sous l’astre qui les enveloppe de ses rayons de sang, leurs mains se prennent, se détachent, s’attrapent, se frôlent… et dans une grâce quasi irréelle, la sorcière, pour éviter l’attaque de son rival, passe dos contre dos, au dessus de lui et retombe sur son flanc, hanche contre hanche. Leurs souffles se mêlent, leurs regards se perdent, leurs visages se frôlent… alors que la voix rauque et sensuelle de la sorcière murmure.
 
« Ne m’approche pas trop, laisse moi respirer »
 
Un sourire énigmatique étire les lèvres masculines, alors que la dague dessine le galbe d’un sein rond et ferme pour murmurer.
 
« Ne t’éloigne pas trop… laisse moi t’espérer  »
 
Alvyane repousse la dague, le regard fier, lui fait alors un croque en jambe pour le faire vaciller. Le Chevalier tombe à terre, mais dans son mouvement, il la fait à son tour basculer sur lui. La sorcière lâche alors son arme et se retient sur son torse puissant, posant la paume de ses mains sur celui qu’elle maudit à l’instant. Elle sent alors les bras si forts l’encercler et la maintenir contre lui, ses yeux de glace cherchant à l’apprivoiser. Alvyane sent le cœur d’Alféor battre avec force, son souffle par l’effort est saccadé. Elle cherche à se défaire de lui, d’un mouvement du bassin… et stoppe devant l’évidence de son désir d’homme.
 
Alféor, sans le moindre sourire, la capture de son regard.
 
« Tu as perdu… et m’appartiens »
 
Alvyane laisse apparaître un étrange sourire.
 
« Les louves s’apprivoisent et se respectent… on ne les possède point… encore moins lorsqu’elles sont sorcières… »
 
Et sans qu’il ne puisse rien faire, Alvyane s’évapore de ses bras.


©Alvyane

Par Alvyane - Publié dans : Pages d'éternité
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Mardi 28 février 2006
Les éléments se déchaînaient. Le ciel tourmenté offrait le gris de ses nuages pour montrer son incroyable colère. Chaque goutte de pluie s’écrasait sur le bitume du trottoir, mais peu importait la violence du moment… Les éclairs zébraient la toile des cieux, semblant lui donner une puissance indéfinissable, à elle, la fille de la plage. Sa longue chevelure accompagnait les bourrasques de vent qui entraient tels des conquérants celtes dans les terres.
 
Quelle folie !! Quelle ivresse !! Les bras écartés, elle affrontait la mer en furie, elle ne savait plus si c’était des gouttes de pluie ou celle de la Divine en colère qu’elle recevait sur la figure. Son sourire était immense et ses yeux verts brillaient de mille feux plus incandescents les uns que les autres. Elle la défiait… Regarde moi…. Non, tu ne me feras pas plier devant ta volonté !!! Je suis maîtresse de mon corps et de mon âme. Elle restait là… droit et forte comme pour communier avec cette nature qu’elle vénérait. Il suffirait qu’une simple vague passe par-dessus le parapet pour la mettre en danger, et pourtant… pourtant, elle savait que rien de terrible ne lui arriverait… La liberté ne pouvait détruire une âme libérée et rebelle, une âme affamée de vie.
 
Elle sentait le sang bouillir dans ses veines, son cœur battre aussi fort que les cloches des églises sonnant le glas pour le départ pour l’au-delà des marins. Qui pourrait comprendre cette infinie passion qui l’habitait, elle… qui renaissait à la vie ? Avait elle dormi si longtemps au point de ne plus avoir rien ressenti de ce besoin impérieux de défier les éléments ?
 
Elle se redressa de nouveau, ses vêtements formant sur elle une seconde peau. Le froid ne la touchait même plus. Elle riait aux éclats s’amusant de voir les pauvres passants se battre avec leurs parapluies que le vent arrogant et peut être un peu méchant s’amusait à retourner.
 
Elle riait, elle dansait, elle vivait… elle n’était plus qu’un cœur en partance pour le bonheur, un feu follet indomptable.
 
©Alvyane
Par Alvyane - Publié dans : livredimages
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Lundi 27 février 2006
Le jour lentement se lève et laisse les ombres de la nuit doucement s’évaporer. Le temps n’a plus de prise sur la beauté de l’instant… magie des Dieux qui nous habite alors que lentement Apollon dans son chariot de feu commence sa longue route vers des mondes inconnus aux humbles mortels que nous sommes…
 
Mes pas me portent… me soutiennent sur l’herbe tendre d’un chemin de campagne connu de moi seule… l’entremise de mes désirs et de mon âme m’ont permise de créer avec langueur un voyage tout aussi puissant que celui du soleil. L’air frais me gaine pour protéger mon corps des brûlures de ma déraison. Arche de feuilles entremêlées, la porte de mon âme se tient devant moi… elle n’est défendue… d’aucun battant qu’il soit d’ébène ou de pierre…
 
Je reste à l’entrée, respirant fort… je n’ose plus passer la barrière de ma raison… de crainte de ne plus découvrir ce jardin de mes pensées… Ferme les yeux… un doux sourire étire mes lèvres… et guidée par ce vent familier… je pénètre la source de mes troubles.
 
Le clapotis de l’eau me fait ouvrir un œil alors qu’un sourire plus franc éclaire mon visage. Apollon a pu de sa chaleur divine, réchauffer l’atmosphère de ce lieu si beau… l’herbe verte s’étend tel un tapis tendre et accueille avec douceur mes pieds nus, orteils jouant avec les petits brins. Lentement je m’avance, alors qu’apparaît sur ce parterre des crocus de couleurs mauves, jaunes et blanches… délicates fleurs qui naissent lorsque le printemps montre le bout de son nez, prémices aux douceurs de la vie, au plaisir des voiles sur le corps. Le chêne se tient droit et fier tel un phallus fécondant la Terre de sa sève printanière, il m’invite à l’entourer de mon corps, mes mains le caressant avec tendresse et langueur. Je sens sa vie qui s’écoule, pulsion de la naissance d’une nouvelle . Alors que ses feuilles frémissent par un indicible contentement, je m’agenouille contre lui au milieu des crocus qui s’ouvrent lentement alors que le soleil, d’un rayon coquin caresse mon épaule dénudée.
 
Je me laisse alors aller et pose une main délicate dans l’eau de la marre qui se trouve à mes cotés.

 

©Alvyane

Par Alvyane - Publié dans : Sensualité
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Lundi 27 février 2006
Il était une fois une poupée cassée,
Rangée, là haut, dans le sombre grenier.
Sur le sol plein de poussière, elle était déposée,
Les yeux peut-être, à jamais fermés.
 
Elle était belle et portait un nom,
Lorsqu’elle jouait avec les enfants au salon,
Elle riait de leurs cris si mignons,
Quand les filles lui faisaient de beaux chignons.
 
Mais aujourd’hui, plus de joie, plus de gaîté,
Pour elle qui se pensait unique et aimée,
La douce est maintenant toute abîmée,
Et son cœur, lui, tout lacéré.
 
N’avait elle été qu’une parmi tant de belles ?
Que l’on souhaite ardemment et que l’on ensorcelle,
Et qui une fois qu’elles n’ont plus d’étincelles,
L’on remplace et jette dans une poubelle.
 
Elle voulait être unique et être aimée,
Mais que peut on lorsqu’il y a tant de poupées,
Toutes plus belles et dans les vitrines installées,
Qu’on n’ait plus qu’à choisir et à charmer.
 
Il était une fois une poupée cassée,
Rangée, là haut, dans le sombre grenier,
Qui après avoir été aimée, a été jetée,
Puisqu’il existe sur cette terre des poupées….
 
Par milliers.

©Alvyane

 

Par Alvyane - Publié dans : Ma souffrance
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Présentation

Mon Recueil

 Voici mon livre "Fables et Fantaisies", je l'ai écrit pour les enfants mais aussi un peu pour les parents. Il parle de petite fourmi montant de hautes montagnes, ou d'une petite fille devenant l'amie d'un loup... parfois des textes tristes, parfois des rêves éveillés... mais toujours dans l'envie de rester dans un monde de douceur.

Pour découvrir quelques textes cliquez sur la couverture du livre... qui sait vous aurez peut être envie de l'offrir.

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