Lundi 10 avril 2006
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09:23
En ce jour si doux dans notre maison,
Je me laisse bercer par le vent de la haute saison,
Le regard fixé loin, très loin vers l'horizon,
J'écoute les accords mélodieux de sa chanson.
En femme amoureuse, je laisse aller ma verve,
Telle la pluie de décembre coule sur la grève,
Pour que se faufilent entre les galets mes rêves,
Qui aboutiront à quelque chose de plus fort qu'une trêve.
Mon coeur vient de battre dix coups dans l'affolement,
D'avoir été surprise par un étrange craquement,
Peut être est ce déjà toi ? Oh mais quel désenchantement,
De ne voir que notre chat s'étendre là mollement.
Comment ais je pu un jour penser t'abandonner,
Et par caprice de la déraison laisser mon âme errer,
Arriver même à ce que lentement mon coeur se soit étiolé,
Alors que tu étais près de moi et m'aimait avec sincérité.
Il existe en ce monde des moments très douloureux,
Qui nous rendent chaque jour un peu plus malheureux,
Mais ne dit on pas que l'amour et l'espoir vont aux audacieux,
Même si pour cela le chemin doit être long et épineux.
Combien j'aimerai rejoindre le havre de ta frégate,
La pluie et mes larmes mêlées, j'irai vers toi à toute hâte,
Pour enfin t'étreindre mon doux et tendre pirate,
Et que dans tes bras finalement ma joie éclate.
En ce jour si doux, dans notre maison,
Je me laisse bercer par le vent vif de la haute saison,
Le regard fixé loin, très loin vers l'horizon,
J'écoute dans tes bras les accords mélodieux de notre chanson.
©Alvyane